Tristan Rochelle : « L’autonomie est la force du Bastion social »

dans Résister

Le Bastion Social oeuvre pour développer la solidarité communautaire en France. Rencontre avec Tristan Rochelle, responsable de la section lyonnaise.

Klara Von Kustniz
Klara Von Kustniz

Comment est né le projet Bastion social ?
Tristan Rochelle : Le 27 mai 2017 à Lyon, une poignée de militants décidaient de tenter ce qui semblait alors l’impossible pour l’opposition nationale en France : Réquisitionner et réhabiliter intégralement un bâtiment public abandonné -appartenant à la mairie- afin d’y héberger des Français en situation de grande précarité. Après l’échec du Front National aux élections présidentielles, cette occupation fut un électrochoc pour beaucoup.

A qui s’adressent vos actions et d’où viennent vos militants ?
T.R : Nos actions s’adressent à l’entièreté du peuple français. Nos militants viennent d’horizons divers, il n’y a pas de profil type.
Malgré l’image jeune voir très jeune qui nous colle à la peau, notre organisation n’est pas une organisation de jeunesse et nous comptons dans nos rangs des adhérents de tous âges. Certains ont déjà eu une expérience militante par le passé, d’autres non.

«Autonomie, Identité, Justice Sociale» est votre devise, bien loin de « Liberté, Egalité, Fraternité ». Est-ce à dire que l’état républicain a trahi sa devise ?
T.R : Nous ne nous reconnaissons pas dans ces abstractions. La liberté aujourd’hui, qu’est-elle sinon la liberté de circulation des capitaux et des êtres humains réduits à l’état de marchandises ? L’égalité, qu’est-elle à l’heure de la discrimination « positive » et de la généralisation de la préférence étrangère ? La fraternité, qu’est-elle sinon un universalisme informe, un sans-frontièrisme absurde, à l’inverse de l’enracinement et de la solidarité communautaire que nous prônons.

Quels sont vos moyens d’action, en particulier financiers ?
T.R : Notre indépendance politique et financière est totale : Autogestion, autofinancement associatif, cotisations, vente de matériel militant et organisation d’événements culturels constituent nos principales sources de financement.
L’autonomie est l’un de nos trois mots d’ordre, elle passe nécessairement par le côté strictement matériel et financier. C’est la garantie de notre liberté d’action.

Plusieurs des Bastions ont subi des attaques ultra-violentes de la part des hordes antifas ce qui a même entraîné la fermeture du local de Clermont-Ferrand. Comment comptez-vous réagir ?
T.R : La fermeture du local de Clermont-Ferrand n’est pas du fait des antifascistes -qui ne sont qu’une poignée de marginaux ne représentant strictement rien sur l’échiquier politique- mais bien de l’incarcération de plusieurs militants dont le responsable local.

Si des militants souhaitent ouvrir un Bastion social dans leur ville, comment doivent-ils s’y prendre ?
T.R : L’ouverture d’une section ne se fait qu’à un certain nombre de conditions parmi lesquelles :
– Adhérer sans réserve à notre ligne politique, le nationalisme-révolutionnaire.
– Former un embryon de communauté militante.
– Ouvrir un local. Pas d’ouverture de section sans point d’ancrage dans le paysage politique local.
La première étape reste néanmoins de nous rencontrer -par exemple lors d’évènements officiels- ou en se présentant dans l’un de nos locaux.

Facebook relaie avec complaisance via les pages Antifasquads les actions de violence perpétrées contre vos locaux : vol, destruction, pillage , ces actions « n’enfreignant aucun standard de la communauté » quand on les signale. Quelle est votre stratégie face à la complaisance des médias aux ordres ?
T.R : Les chiens aboient, la caravane passe.

La propagande officielle vous présente comme un mouvement « néofasciste ». Quelle est votre réaction ?
T.R : Nous sommes nationalistes-révolutionnaires. Les médias peuvent utiliser les épouvantails sémantiques qui leur plaisent, les français ne sont pas dupes et nous jugent sur notre travail quotidien.  Les étiquettes idéologiques n’intéressent qu’une extrême minorité de personnes. Ce qui préoccupe le peuple, c’est comment réussir à boucler ses fins de mois après avoir payé son loyer, sa taxe d’habitation et fait ses courses pour nourrir toute sa famille.