Trois livres pour la rentrée

dans Arts & Lettres & Chansons

Judéo-christianisme – Travestissement historique et Contre-sens idéologique, par Claude Timermann.

Claude Timmerman est un biologiste, statisticien, spécialiste de la génétique des populations, ancien élève de l’ENS Saint Cloud. Catholique traditionaliste, il a participé régulièrement au Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Courtoisie et publié des articles sur différents médias, tels que RivarolBoulevard Voltaireou Medias-presse.info et Nous Sommes Partout. Il a entrepris depuis une dizaine d’années des recherches sur les origines historiques du peuple juif.

L’ouvrage :  Le concept de « judéo-christianisme », mis en avant par le concile Vatican II, est si souvent évoqué pour qualifier notre civilisation – en particulier dans la perspective d’un choc contre celle de l’Islam –, devenu si banal, qu’on oublie souvent de s’y arrêter. Que veut-il dire ? Quelle est sa réalité ? En a-t-il même une ?

Alors qu’avec Constantin Ier le christianisme s’imposait au monde gréco-romain, le talmudisme, qui prétend éclairer la Torah par une compilation de Lois orales d’origine rabbinique, devenait la « nouvelle acception d’un judaïsme définitivement dégagé du culte sacerdotal judéen ». Judaïsme post-chrétien traitant de règles et de prescriptions, dans lequel le mot « foi » – « mot creux » selon Daniel Horowitz – est singulièrement absent. Dès lors, que peut-on dire de cette prétendue filiation qui lierait le christianisme au judaïsme ?

Pour répondre à cette question, l’auteur est retourné aux temps de l’écriture des textes bibliques. Il a puisé au cœur de l’archéologie, relevant les différents anachronismes, les acrobaties logiques, historiques et linguistiques « au service du mythe politique de la terre d’Israël occupée continûment depuis plus de trois mille ans par le peuple d’Abraham à qui Yahvé l’a dévolue ». Temple de Salomon, royaume d’Israël, royaume de Juda, Exode, exil à Babylone sont ainsi remis dans leur réalité historique, loin de la propagande messianique sur laquelle s’appuie la création de l’État sioniste. Rédigée en hébreu, langue propice aux interprétations multiples, la Torah s’est inspirée des mythes et traditions de cultures bien plus anciennes dans lesquelles le peuple juif baignait, et contre lesquelles, pour affirmer sa spécificité, il a conçu Yahvé, dieu personnifiant les aspirations juives : vengeur, ethnocentrique et jaloux. Ainsi, « ce sera tout le sens de la venue du Christ et de sa lutte dans l’émergence du monde des pharisiens, que d’essayer de prévenir le peuple juif de l’approche biaisée qui lui est donnée de l’idée de Dieu ».

Judéo-christianisme – Travestissement historique et Contre-sens idéologique, 315 pages, édition Kontre Kulture, 19 euros.


Vigilante par Alcide Gaston

Ancien soldat du Rien n’empêche, reconverti dans l’informatique, Alcide Gaston connaît bien le terrain et les récentes avancées technologiques. Son expérience en ces domaines confère à ses écrits un indéniable réalisme.

L’ouvrage : Un indubitable esprit « pantragique » émane de cette nouvelle inédite d’Alcide Gaston. Face à de terribles accidents de la vie, le narrateur, égaré dans le monde moderne, rendra coup pour coup, sans oublier de faire payer les intérêts à sa guise… L’auteur qui a également publié Reconquête a été interviewé par NSP.

Vigilante, Alcide Gaston, 2018, Lore, 50 pages. 10 euros.


La conquérante par Robert Brasillach

Robert Brasillach a été fusillé  le 6 février 1945 pour faits de collaboration. A lire, l’interview de Monique Delcroix, secrétaire de l’Association des Amis de Robert Brasillach réalisée par NSP.

L’ouvrage : En publiant La Conquérante (1re édition, Plon, 1943),Robert Brasillachvveut affirmer que le temps n’a pas de prise sur la jeunesse, ce « don de la mémoire ». Ce roman s’inscrit, bien sûr, dans la lignée de notre littérature coloniale (très riche dans les années trente). Mais c’est aussi et peut-être surtout un livre tout irrigué de piété filiale. Piété filiale parce que Brasillach l’a écrit dans le souvenir de son père, Arthémile Brasillach, capitaine de la Coloniale, tombé au combat à Khenifra, au Maroc, le 13 novembre 1914. L auteur des Sept Couleurs avait alors cinq ans. Il y a beaucoup de lui-même dans le personnage de Brigitte Lenoir, une femme personnifiant le courage uni à la tendresse, qui choisira d’assumer l’héritage de son père dans un Maroc en voie de pacification. La Conquérante, c’est le désert, la solitude, la menace des cavaliers rebelles. C’est le Maroc de Lyautey, présent tout au long du récit. Lyautey avait écrit :« Je meurs de la France » Brasillach écrira : « Mon pays me fait mal.»
Le lecteur pensera, en lisant La Conquérante, au grand roman de Claude Farrère, Les Hommes nouveaux (Flammarion, 1922), mais, plus encore, à celui d’Émile Nolly, Le Conquérant (et cette Conquérante répond à ce Conquérant), publié chez Calmann-Lévy en 1915.  Nolly  était le pseudonyme littéraire du capitaine Détanger, tué à l’ennemi, en Lorraine, le 5 septembre 1914. Il avait trente-trois ans. Brasillach en avait trente-quatre quand il écrivit La Conquérante. Ce n’est pas un hasard.

La conquérante, Robert Brasillach. Préface d’Alain Sanders. 2018, Pardés, 352 pages. 24 euros.

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