Un bon Vent d’Est sur l’Alsace !

dans Résister

Assurer la défense et la promotion du patrimoine culturel alsacien, la remise en cause du système mondialiste et la promotion du travail social et solidaire. Vent d’Est qui a vu le jour à Strasbourg s’avère un mouvement prometteur par ses actions mais également par sa philosophie de l’enracinement, essentielle,  pour faire face à la déliquescence de la société française. 


Rédaction NSP
Clotaire de La Rue

 Pourquoi avez-vous décidé de mettre en place un mouvement de solidarité nationale ?
Vent d’Est : Vent d’Est n’est pas juste une réponse à la répression étatique (physique ou administrative) ou une démonstration de persévérance face à cette dernière. Nous avons à l’esprit la forme précise que nous voulons donner à notre société, à notre temps, et à notre échelle, nous tentons d’en poser les premières pierres. De fait, Vent d’Est n’a pas vocation à organiser des actions qui ne seraient que des réponses aux mesures gouvernementales et aux tares sociétales contemporaines, mais à passer outre ces dernières en appliquant dans la rue notamment, les objectifs que nous sommes déterminés à atteindre, en profondeur, sur le temps long si cela est nécessaire. Si nous sommes bien sûr attentifs à l’actualité nationale et internationale, nous souhaitons rester ancrés dans le concret, dans le réel, et investir notre énergie à l’échelle locale sur des thématiques qui nous sont chères, en toute indépendance, dans une perspective d’enracinement, de justice sociale, d’écologie, dans un esprit de communauté et d’amitié, « dont nous voudrions qu’il s’élève jusqu’à l’amitié nationale », comme dirait l’autre. Et, évidemment, Vent d’Est n’a pas non plus vocation à être une enclave idéologique hermétique. Si nous sommes là, c’est pour rassembler, unir, construire. Comme tu as pu le lire sur nos réseaux, nos portes sont grandes ouvertes à tous les Alsaciens et Alsaciennes ayant la fougue de mettre en action leur idéal de solidarité, de justice, de réappropriation.

Dans votre manifeste, vous indiquez n’être animé ni par le passé ni par la nostalgie. Quel est le futur qui vous anime ?
V.E :
Exact. Je mentionnerais en substance, avant de répondre, que bien évidemment nous avons eu, nous avons, et nous aurons toujours des modèles d’inspiration, qu’il s’agisse de personnes, de mouvements ou d’idées. Mais ces inspirations n’ont jamais été et ne seront jamais une fin en elles-mêmes, c’est-à-dire un prisme à travers lequel on appréhenderait la réalité sociale, économique ou spirituelle dans une totalité arrêtée. D’ailleurs, c’est aussi par son manque de modèle et d’inspirateurs saints, sources de puissance créatrice, que nos sociétés contemporaines sont aliénées au sens étymologique du terme : rendues étrangères à elles-mêmes, désincarnées in fine. Michel Foucault décrit parfaitement dans Surveiller et Punir le passage du regard porté sur la grandeur ostentatoire, à celui porté, avec une attention et un voyeurisme accru, à l’individu « banal » devenant le nouveau modèle, détournant notre regard du pouvoir. C’est lui le pion vierge et malléable, le papier calque sur lequel on peut reproduire sans effort un tracé standardisé : le personnage de télé réalité, l’humaniste bourgeois, le cas social, bref le parfait consommateur. Mais, tout cela pour dire qu’en effet, ce n’est pas le passé utopique d’un monde que l’on n’a pas connu qui nous fait avancer et combattre, nous laissons cela aux adeptes de la réaction et aux religieux, à leur carcasse morte possédée par le parasite zombifiant de la nostalgie. Le futur qui nous anime est bien sûr celui de notre idéal de réappropriation du tout national, notre sol, notre éducation, notre culture, irréversiblement décolonisés. Mais le futur qui nous anime est aussi et surtout celui qui commence demain, cet après-midi, ou dans quelques minutes. C’est le futur qui se réalise dans les actes, parce que nous le contrôlons par notre volonté et notre action, un assaut sur le réel qui tord le cou à l’opportunisme et à l’immobilité pensive. Ce « futur qui nous anime », renvoie directement à notre refus de nous comporter en réactifs, comme cela est également écrit dans notre manifeste, à cette volonté de ne pas vomir en bloc notre présent, puisque cela reviendrait soit à nous vomir nous-mêmes, soit à vivre mentalement dans un passé idéalisé dont nous n’avons pour témoins que des ruines et des livres d’histoires. C’est cela « vivre notre condition présente sans concession, dans l’optimisme, la lutte et la hardiesse », ne pas regarder derrière, ne pas regarder le ciel, regarder droit devant, et voir ce mur de la fatalité qui ne demande qu’à être abattu.

Votre objectif est de servir le bien commun. Par quels moyens ?
V.E :
Pour servir le Bien Commun, il est dans un premier temps nécessaire de nous débarrasser de nos faiblesses et des excuses faciles, que nous soyons structurés dans notre corps et notre esprit. Pour partie, nous sommes la frange contemporaine de la jeunesse qui, j’en suis sûr, tend le plus vers cette volonté, vers le désir intime de représenter l’exemple. Notre vision verticale de la vie nous pousse à considérer cette dernière dans une perspective d’amélioration de soi continue, dont seule la mort marque la fin. Cela étant dit, servir le bien commun, c’est se mettre au service de la communauté populaire, à travers toutes les perspectives que j’évoquais précédemment. Nous mobilisons de fait tous les moyens dont nous disposons afin d’œuvrer efficacement pour ce « Bien », terme traduisant aussi bien un versant matériel qu’immatériel : la défense et la promotion du patrimoine culturel Alsacien, la remise en cause du capitalisme, l’action sociale et solidaire.

Vous avez trois axes de combat : la défense et la promotion du patrimoine culturel alsacien, la remise en cause du système mondialiste et la promotion du travail social et solidaire. Ces axes de travail sont courageux et essentiels. Comment se traduisent-ils sur le terrain ?
V.E :
Le terrain désigne les idées mises en action, une façon de rendre ces dernières performatives, et l’action doit être synonyme de résultats. La défense et la promotion de notre patrimoine culturel s’effectuent entre autres avec l’organisation de visites à portée instructive, afin d’être conscient mentalement et en lien physiquement avec ce que nous sommes déterminés à préserver. Aussi, l’organisation de conférences dans le même but (informer et rendre conscient), la protection de sites menacés (nous nous souvenons des nombreuses églises saccagées à Strasbourg et alentour l’an passé), des publications, etc. La remise en cause du capitalisme passe par deux axes : que chaque militant soit exemplaire dans sa conduite face à ce modèle destructeur (qu’il s’agisse de ses modes de consommation, d’achat, sa formation intellectuelle, etc.) et les campagnes que nous menons en ce sens afin de pousser nos concitoyens vers un chemin qui soit salvateur : consommer local, consommer des aliments dont les modes de production ne sont pas à l’origine d’écocides, valoriser le don et bien sûr lutter contre la logique de consommation moderne achat-utilisation-déchet en valorisant la réparation ou la récupération. La logique écologique que nous défendons depuis longtemps dans la mouvance nationale recoupe avec ces deux premiers axes : il s’agit de la préservation de notre sol, du salut de notre terre, de notre communauté d’une part, et du rejet du productivisme mortifère dans un modèle économique où la « croissance », ce mot magique devenue synonyme de bonheur, serait la solution à tous nos maux.
L’anticapitalisme est un premier pas essentiel vers l’écologie, et c’est pour cela que nous nous démarquons expressément des manipulations du système (Greta Thunberg en tête) proposant une pseudoécologie de bonne conscience voulant concilier environnement et « développement durable », c’est-à-dire vouloir faire entrer l’écologie dans le moule capitaliste. Concernant le travail social et solidaire, nous sommes dans la rue chaque semaine afin de distribuer des vivres et du matériel de première nécessité à nos compatriotes dans le besoin. Il s’agit bien sûr de dons alimentaires, mais aussi de vêtements, de couvertures, et à plus long terme d’aides administratives, de solution de relogement, etc. Nous ne visons pas l’assistanat stérile, nous voulons des résultats concrets.
C’est pour cela que nous notons des informations utiles avec le consentement de chaque personne bénéficiant de notre aide (nom, besoins urgents, capacités, etc.). Mais qu’on ne se méprenne pas : nous ne faisons pas de charité. Cette dernière inscrit l’action dans un rapport d’infériorisation entre le donateur – qui a tout – et le receveur – qui n’a rien – et qui, par conséquent, rend impossible la logique humaine du don/contre-don notamment définie par Mauss. Mais alors, me diras-tu, « attendez-vous quelque chose des laissés-pour-compte ? » Bien sûr. Et c’est ce qui différencie le don de la charité. Nous voulons que notre action leur permette de se relever, et nous mettons en œuvre notre énergie pour que cela se produise, nous les accompagnerons jusqu’au bout dans leur démarche de réinsertion, de revalorisation.

Vous déclarez rejeter le monde moderne cosmopolite. Selon vous, quelle alternative peut-on proposer ?
V.E : Les alternatives microsociales passent par des initiatives concrètes comme Vent d’Est : l’esprit de communauté, le courage et la solidarité. C’est, dans les grandes lignes, ce que j’ai décrit précédemment : se constituer en tant que groupe homogène mû par une volonté de combat objective et optimiste ayant un impact sur le réel. Les alternatives macrosociales nous les connaissons tous, elles sont d’ordre structurel et relève des politiques étatiques, c’est celles que nous condamnons et que nous voulons révolutionner, afin de garantir la salvation de notre identité et surtout celles des générations qui nous succéderont. Le premier point concerne évidemment la colonisation migratoire subie par l’Europe et la substitution de ses populations en termes génétiques et culturels qu’il est vital de stopper et d’inverser. S’ensuit le rétablissement des frontières, les politiques d’aides socioéconomiques, la préférence nationale, les politiques de natalité, l’éradication du dogme constructiviste, la fin des lobbys communautaires œuvrant pour leurs intérêts particuliers, etc. Concernant ce second point, il s’agira de s’unir au niveau national, comme nous avons déjà su le faire par le passé, et de saisir le moment opportun. Concernant le premier point, nous y travaillons déjà quotidiennement.

Strasbourg, comme la plupart des grandes métropoles françaises, est envahie par les hordes gauchistes antifascistes qui estiment avoir le monopole du cœur, surtout pour les autres et pas les nôtres. Comment faites-vous face à leur violence et à la hargne des médias locaux qui ne manqueront pas de vous traîner dans la boue ?
V.E : A Strasbourg nous connaissons les antifascistes et les journalistes à la solde du système. Nous adoptons une attitude d’auto-défense intransigeante à leur égard. Cependant, nous n’avons ni temps ni énergie à leur consacrer : nous œuvrons pour notre peuple, c’est à lui que va notre énergie. En premier lieu, parce que nous tenons en particulier à une chose : l’autonomie. C’est précisément ce que le gauchiste et l’antifa ne possèdent objectivement pas, puisqu’ils éprouvent incessamment le besoin de se définir par rapport à quelque chose qu’il exècre : il est « anti ». Il n’existe pas sans l’adjectif qui suit cet « anti ». Cette posture négative et obscure est bien le reflet d’une pathologie mentale qui lui est propre, et qu’il tente de transmettre en maintenant dans son discours une peur globale du « tout-fasciste ». Il ne vit qu’en fonction de ce qu’il rejette. La peur de l’autre, c’est bien lui qui la possède et qui la revendique : homme/femme, blanc/noir, père/mère, etc. Ces différences de nature lui font peur, il passe en conséquence son existence à revendiquer le neutre, l’unique, le fade, l’universel. Et le projet mondialiste du Capital l’en remercie.

Comment les Alsaciens, jeunes ou moins jeunes, peuvent-ils vous soutenir ou vous rejoindre ?T
V.E : Tous les Alsaciens et les Alsaciennes désireux de se mettre en action pour leur région et leur pays peuvent nous contacter via nos réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) ou à l’adresse suivante : ventdest.contact@gmail.com. Nous les y encourageons plus que jamais !

Derniers articles Résister

Haut De Page