Vigilance Halal : “L’extension du halal est un vecteur évident de l’islamisation”

dans Zones occupées

Le conseil d’état, en matière d’abattage rituel halal ou casher, vient de confirmer le régime de dérogation. En clair, l’animal ne sera pas étourdi avant d’être égorgé. Alain de Peretti, président de l’association Vigilance Halal dénonce un véritable “laxisme d’Etat”.


Klara Von Kustniz
Klara Von Kustniz

Vous êtes président de l’association Vigilance Halal dont la mission principale consiste à alerter l’opinion publique sur la consommation de viande halal. Or en 2012, un reportage de France 2 démontrait que la moitié de la viande consommée en France provenait de l’abattage rituel. Qu’en est-il actuellement et la situation s’est-elle aggravée ?
Alain de Peretti : En 2012, Marine Le Pen avait joué le rôle de lanceur d’alerte et les médias par réflexe pavlovien avaient saisi le sujet pour la contredire. Le reportage d’Antenne 2 parlait de 50 % en 2012, mais en fait le chiffre officieux était en 2017 de plus de 60 % ( reportage d’Anne de Loisy). En fait, comme tout ce qui touche à l’islam, c’est “secret défense” et on ne peut avoir que des estimations. On sait notamment que la dérogation pour cet abattage halal n’est pas contrôlée correctement et que beaucoup d’abattoirs, par facilité, abattent tout en halal, estampillent halal les animaux commandés par la filière, et déversent tout le reste sans étiquetage dans le commerce général. Cette carence dans le contrôle nous donne un occasion d’un gros contentieux judiciaire contre l’Etat ( plus de 20 actions en cours sur 35 au total!)

L’abattage rituel halal ou casher, non content d’être une source de souffrance animale, présente-t-il des risques sanitaires ?
Oui, un risque considérable quand on sait les répercussions des fautes d’hygiène sur la qualité bactériologique de la viande, particulièrement les steaks hachés surgelés. Un règlement européen stipule de façon très claire que pour raison d’hygiène, la trachée et l’œsophage doivent être épargnés lors de la saignée, sauf dérogation pour abattage rituel. Par l’œsophage on a des reflux gastriques qui souillent toute la zone et ces régurgitations sont inhalées par la trachée car l’animal continue à respirer. Cela entraine une contamination profonde de la carcasse. Bien que non médiatisées ces toxi-infections alimentaires se multiplient, caractérisée notamment par le Syndrome Hémolytique et Urémique (SHU) sur les enfants et personnes immunodéprimées, provoqué par une bactérie, l’Escherichia Coli. Dernièrement, le petit Nolan est décédé après 2 ans de souffrance, suite à la consommation d’un steak haché. Plutôt que de remédier à la cause, les autorités demandent de “bien cuire à coeur” et les industriels de la viande rajoutent cette mention pour dégager leur responsabilité. Les industriels sont tenus par ailleurs à pratiquer des auto-contrôles et on a de plus en plus souvent des retraits de lots de steaks hachés surgelés. C’est pour cela qu’on a pas encore eu de gros scandale, mais la probabilité qu’une intoxication massive se produise est forte , il suffit d’une erreur humaine dans le contrôle. Évoquons également les animaux morts dans la souffrance pour terminer à la poubelle…

Comment le consommateur lambda peut-il être sûr de ne pas manger halal ? Existe-t-il une liste des abattoirs qui ne pratiquent ni l’abattage halal ni l’abattage casher ?
Il n’est pas possible actuellement pour le consommateur de connaître le mode d’abattage, les propositions de loi pour un étiquetage ont été rejetée car… stigmatisantes et discriminantes! La liste des abattoirs ne pratiquant pas l’abattage rituel ou mixte respecté est disponible sur le site “Suivez le Coq” ( actuellement en réfection). Nous étudions d’ailleurs actuellement avec nos avocats la possibilité d’inverser devant la justice l’argument de la discrimination, en utilisant cette notion en faveur des gens qui ne veulent pas manger halal : leur refus de tout étiquetage est bien une discrimination à leur égard, en plus d’être une tromperie commerciale.

Le Conseil d’état vient de donner un blanc-seing à l’abattage rituel en affirmant qu’un « abattage sans étourdissement préalable ne peut être regardé comme autorisant des mauvais traitements envers les animaux. «  (CE 4/102019) et en refusant, une fois de plus, l’interdiction de l’abattage sans étourdissement. Comment votre association compte-t-elle réagir face à ce nouveau refus ?
Ce n’est pas tout à fait un blanc-seing, c’est la confirmation de la situation actuelle du régime de la dérogation. Le conseil d’Etat a cependant dépassé sa compétence en affirmant qu’il n’y avait pas de maltraitance animale. L’interdiction de l’abattage rituel pour le bio est d’ailleurs fondé sur le fait que le bio exige des normes “supérieures” en matière de bien être animal. Ceci est cependant la démonstration tout d’abord de la “bienveillance” de l’Etat, et ensuite de l’impasse des actions basées uniquement sur la souffrance animale, qui semble tracasser très peu les décideurs. Nous préparons actuellement une action devant la cour de justice européenne, rendue possible par l’épuisement du contentieux devant les juridictions nationales et basée sur l’aspect sanitaire. Il y a en effet dans ce domaine des preuves scientifiques innombrables sur l’incidence de l’hygiène à l’abattoir et sur l’antibio-résistance qui en découle, problème de plus en plus massif dans nos hôpitaux. Cette antibio-résistance est constituée essentiellement à l’heure actuelle par des souches microbiennes d’origine animale!

Comment expliquez-vous que la France reste toujours à la traîne alors que d’autres pays comme la Belgique, le Luxembourg ou le Danemark  ont interdit l’abattage rituel ?
Tout simplement par l’islamisation galopante, favorisée par la collusion de l’affairisme et de l’obscurantisme. Lenine ne disait il pas que les capitalistes vendraient la corde pour les pendre: rien de nouveau sous le soleil. Entre la pression des islamo-gauchistes, l’ignorance crasse de nos politiques et médias, la peur d’être classés “islamophobes”, personne ne souhaite s’attaquer à ce sujet épineux.

Vous et votre association subissez-vous les pressions des communautés concernées par l’abattage rituel, communautés musulmanes ou juives ?
Curieusement, aucune pression, sans doute du fait que nous essayons de rester dans le cadre du droit, de la science et du simple bon sens. Pourtant nous commençons à être connus et relayés.

Vous avez été convoqué par la commission d’enquête contre les groupuscules d’extrême-droite. Quel message avez-vous tenté de faire passer à cette commission dont la présidente Mme Ressiguier (élue France Insoumise) est un  parfait spécimen de l’extrême-gauche pro-islam ?
Nous avons seulement été “nominés”, et nous espérions avec gourmandise une comparution où nous aurions pu exploiter cette attaque en notre faveur. En effet nous ne sommes pas un groupuscule mais une association de 15 000 personnes au service du bien commun. Nous avions écrit un courrier recommandé à Mme Ressiguier et au rapporteur de cette commission. Nous y rappelions à Mme Ressiguier que nous avions écrit peu de temps auparavant à tous les députés et sénateurs sur les problématiques du halal et de l’instauration d’une taxe pour financer l’islam. Nous avions reçu de très nombreuses réponses, mais aucune de Mme Ressiguier … Cette commission a très rapidement sombré dans le ridicule et s’est finie en “jus de boudin”!

Personne, dans les rangs de la bien pensance, n’estime qu’il y a en Europe un problème avec l’Islam et aucun de ces braves gens ne semblent vouloir ouvrir les yeux sur l’islamisation de notre continent dont l’extension du halal est un marqueur évident.  Comment le citoyen, qui a pris conscience du problème, peut-il lutter contre le phénomène du halal puisque, la plupart du temps, il ignore qu’il en mange ou qu’on en sert à ses enfants à la cantine ?
La méconnaissance de la part de nos “élites” sur l’islam est abyssale, ce qui les amène à une cécité quasi totale et à des erreurs grossière d’analyse. Nous soulevons dans notre argumentation, au delà de l’abattage des animaux, le fait que la notion de halal est liée au droit islamique ou charia. Ce droit est par nature totalement incompatible avec notre système juridique de droit positif. Il est la loi de dieu, immuable, suprémaciste, discriminatoire, sexiste, violent, il concerne tous les actes de la vie, publics et privés et enferme le musulman dans un carcan d’obligations le plus souvent absurdes. Le halal est un moyen de conquête soft des esprits pour nous accoutumer peu à peu à “l’islamic way of life” (sic). Le halal est donc non seulement un marqueur de l’islamisation, un “thermomètre” mettant en lumière le nombre croissant de musulmans, mais aussi un vecteur de l’islamisation  des populations musulmanes sur notre sol. Tout est organisé d’ailleurs en islam pour un contrôle social par une sorte “d’apartheid” volontaire : langue arabe, vêtement, nourriture, calendrier lunaire, ramadan, etc sont conçus et utilisés pour empêcher l’acculturation des populations musulmanes sur notre sol. Il suffit de se reporter au site de l’ISESCO, et de lire le document “stratégie” . Tout est transparent, il suffit de vouloir s’informer! Le halal dans la nourriture n’est donc qu’une facette de l’islamisation. Mais c’est un moyen très efficace pour démontrer aux sceptiques l’offensive de l’islam et sa conquête.

L’extension de ces pratiques d’un autre âge ne relève-t-elle pas selon vous d’un véritable esprit de conquête de la part des communautés qui les pratiquent ?
Si je crois l’avoir démontré ci dessus …

Vous vous battez pour obtenir un étiquetage « halal » ou « casher » de la viande et des plats consommés en France, combat resté sans succès jusqu’ici. Ne serait-il pas plus judicieux et plus simple de proposer une loi pour étiqueter les produits « non rituels » afin de ne pas être, une fois de plus, accusé de stigmatiser les communautés religieuses ?
Nous nous battons pour un étiquetage informatif sur le mode d’abattage que ce soit rituel ou non, ce qui serait une première étape avant l’interdiction définitive. Cette interdiction d’ailleurs ne freine pas les exportations de viande: la Nouvelle Zélande par exemple, après l’interdiction de l’abattage rituel, continue à exporter massivement, y compris vers les pays islamiques, sa viande de mouton car elle est bonne et à prix compétitif. Le commerce et la tartufferie sont des valeurs sûres!

Quelles sont les prochaines actions envisagées par Vigilance Halal ?
Je continue mes conférences dans toute la France, nous développons la communication par les réseaux sociaux et les moyens plus classiques ( courrier, publicité…) et surtout nos actions judiciaires qui sont longues, coûteuses, ingrates, mais nous commençons à avoir nos premières victoires et l’étau se resserre sur l’Etat et son laxisme.Cela nous permet de plus de montrer que nous ne sommes plus dans un état de droit dès qu’il s’agit d’un problème en relation avec l’islam. Toutes ces actions sont permises par un réseau fidèle de donateurs.


Visiter le site de Vigilance Halal.

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