Vincent Vauclin : « La Dissidence Française veut être un parti où l’on se bat vraiment pour le pays, et non pour des places »

dans Entretiens

Fondée par l’écrivain Vincent Vauclin, la Dissidence Française a décidé de se muer en parti politique. Un projet mûrement réfléchi par une organisation qui entend oeuvrer  pour la reconquête nationale, sociale et identitaire.

Rédaction NSP
Par Clotaire Mercastel de La Rue

Vous avez fondé la Dissidence Française dès 2011, pour former une communauté d’avant-garde, opposée au mondialisme et résolument partisane de la préférence nationale. Pourquoi avez-vous aujourd’hui décidé d’opérer cette transformation en parti politique ?

Vincent Vauclin : Depuis des années, notre action se voulait strictement métapolitique, et visait en quelques sortes à faire souffler sur le nationalisme français un vent de renouveau et de refondation. Mais nous sommes arrivés au bout de cette stratégie, et aujourd’hui il est temps pour nous franchir un cap, de travailler à une autre échelle. Pour parler franchement ce qui a changé c’est que le Front National, qui pouvait à une époque représenter nos idées et incarner une force d’opposition relativement crédible, s’est tant aligné sur le politiquement correct ambiant qu’il est aujourd’hui difficile de le considérer comme un parti de droite véritable à la hauteur des enjeux. Sa lente dislocation, à laquelle s’ajoute la crise d’une droite en pleine recomposition, ouvre un espace politique inédit et représente une occasion inespérée pour notre génération de passer à l’offensive. Nous avons donc décidé de relever le défi. Et nous avons annoncé la transformation de la Dissidence Française pour en faire le nouveau parti de la reconquête nationale, sociale et identitaire, le parti où les mots « Grand Remplacement » ou « Remigration » ne sont pas tabous, le parti où l’on se bat vraiment pour le pays, et non pour des places.

Ne pensez-vous pas que le morcellement de la droite nationale en de multiples partis politiques est un handicap pour la diffusion de ses idées ?
V.V : Où commence « notre camp » et où s’arrête-t-il ? Voilà une question qu’il convient déjà de se poser. Pour nous, les choses sont claires, les concepts de « Droite » ou de « Gauche » ne se limitent pas à des étiquettes marketing ou quelques prises de position anecdotiques qui passent à côté des vrais enjeux. Notre positionnement ne souffre d’aucune ambiguïté et ne cède pas un pouce de terrain à la gauche. Et pour vous répondre précisément, la multiplicité des organisations authentiquement de Droite n’est pas un problème si nous pouvons travailler ensemble autour de projets communs dans un esprit d’émulation constructive. Cette dynamique de convergence nationale a toujours animé la Dissidence Française, et je vous confirme ici qu’elle est toujours d’actualité.
La DF, qui est implantée dans plusieurs régions, apparaît comme un mouvement de jeunes. Comment comptez-vous agir pour élargir votre représentativité ?
V.V : Il est vrai que notre organisation a longtemps rassemblé essentiellement des jeunes, issus d’une même génération née entre la fin des années 70 et le début des années 90 : celle qui n’a connu ni l’opulence des Trente Glorieuses, ni le plein emploi, mais au contraire le chômage, l’antiracisme institutionnel, les joies du multiculturalisme et l’arrogance insupportable des soixante-huitards vieillissants.
Mais depuis plusieurs mois, ce sont des Français de toutes les générations et de tous les horizons qui nous rejoignent, dont beaucoup sont profondément déçus des capitulations et des reniements successifs de la « droite parlementaire ». C’est également là l’une des raisons de notre transformation en parti politique : le pays réel traverse une grave crise de représentation politique, tant est profond le décalage entre les aspirations des Français et l’offre politique éculée qu’on leur présente depuis des années. Je suis convaincu que nos propositions entrent en résonance avec les attentes d’une part croissante de la population, et il n’est pas dit que la vague « populiste » qui traverse actuellement l’Europe s’arrêtera aux frontières de la France…
Quel regard la Dissidence Française porte-t-elle sur l’état de la France ?
V.V : On pourrait se contenter de parler de l’islamisation, de la CSG ou de la taxation du diesel… Mais ce ne sont que des symptômes, il faut remonter à la racine des enjeux et ne pas se contenter de formules démagogiques. Nous assistons à une crise de civilisation, qui ne date pas d’hier mais qui atteint aujourd’hui son paroxysme et menace la France d’effacement et de déclassement irrémédiable. La mentalité contemporaine procède des idéologies soixante-huitardes au nom desquelles toutes les institutions traditionnelles, naturelles et organiques sont considérées comme « oppressives » et doivent être méthodiquement déconstruites par les nouveaux clercs de la pensée unique. De là résultent les délires de la théorie du genre, du « mariage gay », en passant par la PMA/GPA ou la « lutte contre les discriminations », et qui aboutissent purement et simplement à une forme extrême de totalitarisme orwellien. À cela s’ajoute un système de racket fiscal institutionnalisé au seul bénéfice de la finance hors-sol et de gouvernements stipendiés qui, au nom du remboursement d’une dette artificielle et irremboursable, asphyxient les ménages et les entreprises, accroissent les inégalités et démantèlent l’appareil d’État et les services publics. Enfin, la submersion migratoire du continent européen par des masses inassimilables de populations essentiellement africaines et maghrébines menace à court terme l’existence même du peuple Français en tant que réalité charnelle, sensible et enracinée. Il ne faudrait pas se méprendre sur les responsables de cette crise, et nous n’hésitons pas, nous, à accuser ce « régime des partis, des loges et des lobbies » qui s’appuie sur des minorités agissantes, encourage la sédition communautariste et livre notre pays à la prédation d’intérêts étrangers.
Face à ce constat que préconisez vous ?
V.V : Nous voulons accomplir une véritable révolution conservatrice. Ce ne sont pas quelques réformes cosmétiques ou promesses clientélistes qui pourront permettre de répondre aux défis de notre époque. En bref, notre projet est celui d’une alternative nationale, sociale et enracinée que l’on résume en trois points : relever le défi identitaire, en restaurant nos frontières, en établissant la préférence nationale, en luttant contre le communautarisme et en organisant la remigration ; libérer l’économie française, en mettant un terme au racket fiscal et à l’usure, et en remplaçant progressivement les taxes et impôts par une taxe unique sur les transactions électroniques et financières ; établir la souveraineté intégrale de la France, en libérant l’État des tutelles étrangères mais aussi de l’influence des minorités et des lobbies communautaires, et en rendant à la puissance publique son autorité régalienne. Voir le programme de la DF, « Révolution Conservatrice ».
Un basculement historique se produit en Europe, sous nos yeux, et les partis d’hier sont en train d’être balayés par la révolte des peuples enracinés. La France peut emprunter le même chemin, si nous saisissons l’opportunité qui s’offre à nous. Les nationalistes et dissidents français ont un rôle capital à jouer, et ils disposent désormais d’un outil puissant : ce nouveau parti qu’est la Dissidence Française, qui ne reculera jamais sur l’essentiel et qui accumule déjà des adhésions et des soutiens venus de toute la France. En avant pour la reconquête !

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