Zentropa, des inter-nationalistes qui disent non au sectarisme

dans Entretiens

Zentropa est une communauté informelle qui se définit comme  inter-nationaliste. Elle vient de donner naissance à un magazine « Zentropa » qui s’annonce prometteur.


Rédaction NSP
Par Klara Von Kustniz

Qu’est-ce que la communauté Zentropa et comment fonctionne-t-elle?
La communauté Zentropa est née du désir d’un poignée de militants disséminés un peu partout sur le globe de proposer une nouvelle esthétique et une nouvelle approche politique trans-courants, résolument positive, vitaliste et échappant à certaines dérives et impasses de la politique politicienne ou de l’activisme groupusculaire. Ce fut alors le lancement du site internet, puis des initiatives culturelles, des conférences, la diffusion musicale (les groupes  Rembarre  et Crève Tambour  notamment), et aujourd’hui donc le magazine…
Pour mieux nous définir, je citerai le début de notre manifeste fondateur :
« Composée d’Européens vivants sur tous les continents, la communauté Zentropa est fondée sur le triple principe de la fidélité, de la création et de l’espérance.
– Fidélité aux principes d’honneur, de dignité, de fidélité, de culture et de camaraderie constitutifs de la spécificité de l’homme européen et pour lesquels tant sont morts.
– Création de nouveaux argumentaires, de nouvelles formes d’expression et d’agitation politico-culturelle, de nouveaux rapports militants.
– Espérance non pas dans l’utopique avènement définitif d’un monde meilleur mais dans l’idée que des hommes peuvent encore désobéir à un temps d’effondrement et de décadence pour en bâtir un nouveau. »
Pourquoi avez-vous décidé de lancer une revue papier?
Nous ne délaissons nullement le net mais avons pris conscience de certaines de ses limites. La première d’entre elles est que c’est un outil aux mains de l’ennemi, via les fournisseurs d’accès, les plateformes de diffusion, les hébergeurs… Celui-ci peut donc à tout moment « couper le courant » et nous plonger dans les limbes. On voit d’ailleurs bien que la tendance du moment est à la restriction de la liberté sur le net et à une augmentation de son contrôle. Face à ce constat, nous avons donc décidé de « doubler » notre travail par une parution papier sur laquelle nous avons tout contrôle. Par ailleurs, le format papier offre également une « valeur ajoutée » par rapport au site internet : c’est un « objet » qui se conserve, se classe, offre une lecture différente (peut-être plus attentive) que le virtuel, permet aussi une diffusion d’un autre type, etc…
Vous vous définissez comme un média d’expression non-conforme? Non-conforme par rapport aux autres médias? A la doxa officielle?
Par rapport à tous les conformismes et ils sont nombreux. Disons que nous essayons d’éviter les œillères idéologiques (qui ne sont pas présentes « qu’en face »…) et sectarismes partisans ou groupusculaires. Nous tentons d’être au service du Vrai et du Beau.
Votre magazine se veut résolument culturel. Fait-il partie d’une stratégie d’agit-prop au service de l’idée nationale?
Zentropa se place clairement dans une optique que l’on pourrait qualifier d’inter-nationaliste (le trait d’union est fondamental). Nous sommes au service de tous les hommes et femmes qui se battent sur terre pour leur héritage, leur identité, le respect de leur culture et de leurs traditions.
Vous consacrez, dans votre premier numéro, un article fort bien documenté à Damien Saez. Pourquoi choisir de promouvoir un artiste bien-pensant plutôt qu’un véritable rebelle au Système?
Parce que nous pensons justement que Damien Saez n’est pas totalement réductible à l’image caricaturale qu’on peut avoir de lui. Il y a dans ces textes de vrais intuitions « anti-système » mais qui se heurtent, hélas, à d’importants vestiges de conformisme intellectuel… De façon plus générale, nous pensons qu’il est toujours intéressant de « sortir la tête du milieu » pour regarder et étudier ce qu’il se passe ailleurs, pour analyser certains phénomènes… Enfin, en matière de musique et plus généralement d’art, il y a des créateurs et des créations qui dépassent les considérations et les jugements strictement « politiques ».
Le graphisme du magazine rappelle furieusement les années 30 et n’est pas sans évoquer le Métropolis de Fritz Lang. Pourquoi ce choix?
Zentropa tire son nom de la compagnie de chemin de fer trans-européenne qui apparaît dans le film « Europa » de Lars van trier, film très marqué par le néo-réalisme allemand et notamment l’univers, en effet, de Fritz Lang. C’est une esthétique qui nous séduit en effet beaucoup, avec son mélange de beauté formelle et de gravité, de classicisme mêlé de fulgurances révolutionnaires.
Vous parlez de « Théologie de la Révolution ». Pouvez-vous définir cette notion pour nos lecteurs?
La théologie de la libération est un courant de pensée théologique chrétienne venu d’Amérique latine, suivi d’un mouvement socio-politique, visant à rendre dignité et espoir aux pauvres et aux exclus en les libérant de conditions de vie pénibles et miséreuses. C’est très clairement à l’origine un mouvement « socialiste » et une terminologie « de gauche ». Nous le reprenons aujourd’hui à notre compte car la gauche ayant trahi les classes populaires pour se mettre au service de l’oligarchie du capital mondialiste, c’est désormais nous qui devons jouer ce rôle de protecteurs et d’émancipateurs des peuples.
Où rencontrer Zentropa et ses membres?
Zentropa est une communauté informelle, il n’y a pas de carte de membre ni d’organigramme. Est « zentropiste » celui qui se reconnaît dans l’état d’esprit et la vision du monde de Zentropa et qui est lui aussi reconnu par ses pairs comme faisant partie de la communauté. De façon plus concrète, on trouve des contributeurs à l’aventure Zentropa au Québec, en Chine, en Irlande, en Birmanie, en Ukraine, en France et en Italie bien sûr, Rome étant un peu notre « centre névralgique » et notre point de rassemblement. En bref, si vous êtes militant et investi vous croiserez forcément un jour ou l’autre un « zentropiste »…

Site :  www.zentropa.info
Courriel : zentromag@gmail.com

 

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