L’art bigarré de Greg Lansky
Nous Sommes Partout a choisi de vous faire découvrir des “génies” méconnus ! Commençons par le plus grand artiste français de notre époque, le cinéaste Greg Lansky, né Grégory Aouizerate. Il est co-fondateur de Vixen Media Group, qui regroupe les studios Blacked, Tushy, Vixen, Blacked Raw et Tushy Raw, et que le réputé journal Les Inrocks désigne comme le “boss du porno bling”. Un univers sulfureux, réservé aux âmes intrépides !
Le “Steven Spielberg” du porno
Le 2 décembre 2017, le magazine américain New York Post publiait un article mentionnant une procédure judiciaire impliquant Greg Lansky, souvent qualifié de « Steven Spielberg » de la pornographie.
S’étonnant de découvrir un compatriote d’une telle résonance, nous avons décidé d’explorer son parcours pour mieux comprendre l’origine de cette réputation. Il faut admettre que Lansky parle lui-même avec fierté de sa production, affirmant que sa société est « célèbre pour avoir redéfini la production pornographique » avec un « style et un budget digne d’Hollywood ».
Notre cinéaste, comparable à un Bertrand Tavernier des bordels, a mis en ligne de nombreuses vidéos où des femmes blanches, souvent blondes, découvrent les plaisirs du sexe avec des hommes de couleur. Cela constitue même une catégorie à part entière sur les sites pornographiques, dénommée « Interracial ».
Son travail, un mélange de culture et de découverte de l’Autre, lui a valu d’être honoré par le magazine AVN (Adult Video News), créé en 1983 par Paul Fishbein, Irv Slifkin, et Barry Rosenblatt, trois figures qui mériteraient également d’être mises en lumière.
Bien que ce grand nom reste discret, ses films parlent d’eux-mêmes : il est le réalisateur des studios Blacked et Vixen, qui ont inondé le web de vidéos d’orgies interraciales. En dehors d’un simple divertissement, Greg Lansky éveille l’art dramaturgique, cher à tant de ses compatriotes. Approchons maintenant sa philosophie.
L’art de Greg Lansky
Le maître de la vie intime moderne s’est confié au magazine anglophone Menshealth le 12 décembre 2017. Ce titi parisien – né dans la capitale – a traversé l’Atlantique pour élire domicile à Los Angeles.
Lansky évoque son ascension inattendue, où il prétend avoir « plus d’expérience qu’il n’en avait en réalité » et avoue n’avoir « au départ aucune qualité notoire ». Il explique avoir « tracé sa voie jusqu’au sommet ».
Comment a-t-il fait ? En « élevant la pornographie au rang d’art », comme le mentionne la journaliste Susannah Breslin dans Forbes. À la question sur ce qu’il transporte dans chaque film, il déclare inclure « qualité et regard cinématographique ».
Il aspire à partager « une imagerie respectueuse et inspirante » pour les femmes avec lesquelles il collabore. Selon lui, les « femmes ne sont pas réduites à un rôle inférieur » grâce aux scenarii qu’il crée, dans lesquels elles mènent des aventures sexuelles, « ne sont en aucun cas victimes ».
Mais que cachent réellement ces scenarii soi-disant émancipateurs ? Quelques clics sur son site suffisent pour découvrir des titres comme : « Une fiancée trompe son copain pour une grosse queue noire », témoignant d’un monde où les femmes blanches, insatisfaites, sacrifient leur partenaire pour un jeune homme noir, avec des vidéos signalant : « Le jour où elle décida de ne plus coucher qu’avec des noirs ».
Certaines de ces « œuvres d’art » sont présentées comme émancipatrices, illustrant des femmes souhaitant explorer leur sexualité sans se soucier de leur partenaire blanc, dépeint comme un faible, tandis que les hommes noirs occupent des rôles de succès.
Lansky est donc passionné par son œuvre. En témoigne son souci du « regard cinématographique », affirmant que « quand nous faisons du porno, nous faisons de l’art ». Et pourquoi ne pas envisager des projets qui inversent les rôles, mettant en avant d’autres histoires ?
Une histoire touchante
À l’instar des grands artistes, Lansky cache des blessures, comme il l’a confié au journal israélien Haaretz. Il raconte avoir été « harcelé par des skinheads » dans sa jeunesse, des figures encore non identifiées, probablement à cause de sa réussite.
Malgré ses souffrances, il a réalisé son « rêve » de transformer le porno en œuvre d’art, accompagnant l’humiliation des Européennes par des vidéos atteignant des millions de vues sur les réseaux sociaux. Une revanche pour celui qui a « souffert d’antisémitisme ».
AVN le qualifie même de « glamour », le plaçant dans la lignée d’une renaissance, où le « charme juif » joue un rôle déterminant.
Fils d’un « père juif d’Algérie et d’une mère chrétienne », il confronta son identité à la rigidité des institutions. Ces épreuves inspirent une véritable compassion.
Aujourd’hui, ce « juif fier », malgré les controverses, se positionne autant comme un philanthrope que comme un promoteur du changement, rêvant d’un avenir où les minorités seront visibles.
Son parcours est un appel à réaliser ses ambitions, à braver les stéréotypes, et à lutter contre l’antisémitisme, tout en construisant des ponts dans un monde souvent hostile. Le récit de Greg Lansky nous invite à réfléchir sur les chemins de la culture et de l’acceptation dans notre société moderne.

Je m’appelle Nathalie, freelance à Paris, curieuse des relations humaines et de tout ce qui touche au bien-être et à la société. J’ai commencé à écrire le jour où une discussion anodine dans un café m’a rappelé à quel point les histoires du quotidien disent beaucoup de nous. J’écris ici pour donner la parole aux expériences humaines et éclairer ce qui nous relie.